Avis Momeni: Nous travaillons pour sensibiliser les étudiantes sur leur droit pris en compte dans la Déclaration Africaine des Droits et des Libertés de l’Internet

Dans le cadre des travaux visant à promouvoir Déclaration Africaine des Droits et Libertés de l’internet, nous avons parlé avec Avis Momeni, le Secrétaire général de Protege QV (Promotion des Technologies Garantes de l’Environnement et de la Qualité de Vie),  une association de droit camerounais qui s’est fixée pour mission de promouvoir les initiatives individuelles ou collectives qui visent à la protection de l’environnement et à l’amélioration de la qualité de vie des familles camerounaises. Son objectif est d’appuyer les acteurs locaux de développement à se prendre en charge et participer à la prise de décision tant au niveau local et régional que national.

Pouvez-vous dire si la Déclaration Africaine est perçu comme une priorité par les jeunes au Cameroun et dans le reste du continent?

Le document de déclaration pour les jeunes camerounais est perçu comme un support qui sensibilise et donne tout son sens au droit à l’usage de l’internet pour tous et un outil de plaidoyer.

Ce document interpelle tous les utilisateurs en ligne. Les jeunes sont en première ligne des réseaux sociaux, c’est dire que ce document trouve toute son importance auprès de la jeunesse. Il se trouve qu’au sein d’un établissement scolaire du secondaire à Yaoundé, le “lycée de la Cité Verte”, des groupes de jeunes élèves organisent des groupes de discussions pour s’approprier le contenu des 13 principes de la “Déclaration Africaine des Droits et Libertés de l’internet”.

Vous êtes un activiste du document de Déclaration Africaine des Droits et Libertés de l’internet, peut-on l’exploiter au niveau local?

Ce précieux document est un outil de plaidoyer pour sensibiliser et faire prendre acte par les institutions de communication électronique. Nous avons fait adopter le document par les élèves du secondaire en s’appropriant les 13 principes de la déclaration…

Dites-nous en plus sur le travail local sur la déclaration, quelles initiatives fonctionnent?

Au Cameroun, nous avons approché le Ministère des Postes et Télécommunication dans un premier temps pour lui remettre et le tenir informer de l’existence de ce document qui est une initiative des organisations de la société civile africaine. Ensuite nous avons remis et échanger sur le contenu du document avec l’Agence Nationale des TICs ainsi qu’avec l’Agence de Régulation des Télécommunications afin que le document soit pris en compte dans les instances de prise de décisions affectant les droits humains à l’accès à l’internet.

Nous avons partagé ce document et discuté de son contenu avec les organisations traitants des questions des droits humains, qui sont très souvent menacées dans l’exercice de leur activité. Nous travaillons également avec les organisations estudiantine (women Tech) pour sensibiliser les étudiantes sur leur droit pris en compte dans ce document. Cependant l’accès à l’internet ne suffit pas, nous menons le plaidoyer pour un débit d’internet permettant et suscitant la création d’un développement en Afrique.